RETOUR AU SIPAPO / BACH TO SIPAPO

Un promesse jamais tenue / A broken promise

En mai 1974, l'anthropologue hongrois Lajos Boglar fait réaliser un film sur la question du transfert des indiens de la forêt vers les abords des villes pour des raisons électorales - des voix en plus ! 

Le titre, "L'indien". 

L'indien, c'est Jesus Caballero, qui deviendra une légende au Vénézuéla : "le dirigente Cacique del pueblo Piaroa Jesus Caballero".

Il est décédé "accidentellement" en 2010. Sa mort est annoncée par l'Apporeaz (Agencia alternativa de noticias y opinión, al servicio del movimiento popular).

En 1974, Lajos Boglar avait promis à Jesus de revenir l'année suivante pour le suivre lors d'un voyage de repérage dans les anciens territoires piaroa, le long du Sipapo (un affluent de l'Orénoque) pour trouver un lieu qui pourrait les accueillir, s'ils décidaient de quitter Puerto Ayacucho.
Le temps a passé. Le père de Jesus mort. Lajos Boglar (Buci) est décédé. Jesus, ensuite.

 
Buci est enterré à Budapest sous un fejfa, un "arbre de tête" comme ceux de Szatmarcseke dans le nord-est de la Hongrie, qu'il avait fait découvrir à Liane et Jacques Willemont en 1970.

Pourquoi retourner là-bas ? 

Parce qu'une promesse doit toujours être tenue et j Je vais l'annoncer à Buci, dans quelques temps et je ferai une photo de son fejfa.

Parce qu'il est intéressant de reconstituer le parcours humain et politique d'un leader indien. La mondialisation se vit différemment à Puerto Ayacucho qu'en Europe.

Pourquoi 6 cinéastes et/ou anthropologues ? : cela c'est notre secret.




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